Pulsion de vie

… Il n’est pas commode de vivre sur la terre des hommes. Lorsque le mal de vivre s’accroît, l’envie vous prend de vous installer dans un endroit paisible. Dès que vous avez compris qu’il est partout difficile de vivre, alors naît la poésie et advient la peinture. Oreiller d’herbes, Sôseki Encre, 32×42

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Enigmes

Pour Simon, le dépaysement n’était pas si total contrairement à ce que croyait Lena. Il avait grandi dans une de ces régions froides et brumeuses où les jours bleus se comptaient à peine en un millier d’heures annuellement mais où le ciel s’ouvrait sur de vastes étendues de sel dès lors qu’on quittait les contours […]

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fermé pour travaux !

Il me semble que mes collages sont finalement très oniriques, bien davantage que mes réalisations à l’encre ou aux pastels. Dernièrement, de nombreux rêves remplacent les cauchemars de mes nuits toujours agitées. Tout dernièrement, le rêve d’un immense cerisier fleuri portant fruits très mûrs, presque noirs et très gros, me laissa dans une béatitude toute […]

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AUBE

Je viens de relire Terrasse à Rome de Pascal Quignard. Lors de ma première lecture, il y a quelques années, souvent amoureuse et insouciante, je n’en avais gardé que le souvenir poétique et évanescent d’un amour éconduit d’une femme pour un homme bon qui, à travers les siècles, semblait pareil à n’importe quel amour éconduit, […]

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Pas d’autre rêve, pas d’autre histoire à raconter

Carnet Lavis 73 – Sous l’orage… jusqu’à ce que tout s’efface Il n’y a pas d’autre rêve Il n’y a pas d’autre monde au réveil Il n’y a pas d’autre histoire à raconter que celle d’être né, de vivre encore, pas d’autre histoire que celle de vivre et de continuer Si tu n’as rien d’autre […]

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souviens-toi d’oublier #8

[…] — Que veux-tu finalement ? Le sais-tu ? dit-il à son oreille. Ce fut comme un souffle. Elle n’avait pas besoin de fermer les yeux pour sentir cette présence singulière qui l’entraînait en esprit dans de longues méditations, de longs conciliabules qu’elle tenait d’elle-même à elle-même. Elle voyait ses yeux au-dessus d’elle, tout flottait alentour […]

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Nonnette, extrait #1

Cette nuit, Nonnette est encore sortie, c’est mon père qui l’a dit, je l’ai entendu. Il parlait doucement à ma mère et il a même dit  « sta morhindo », ce qui veut dire, je crois, « il est en train de mourir », mais je ne suis pas sûre de l’orthographe, parce que cette langue, on ne me […]

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Souviens -toi d’oublier, inedit #7

Esther arriva chez son père, deux heures plus tard. Après une halte dans une pâtisserie du Touquet, elle avait un peu flâné sur ce trajet qu’elle connaissait par cœur, et revu avec plaisir les paysages de son enfance. Elle se sentait un peu mélancolique mais s’étonnait de n’éprouver aucune émotion particulière à l’idée de revoir […]

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Vers l’orient

L’amour de loin d’Amin Maalouf est un opéra créé à Salzbourg par Kaija Saariaho, en août 2000. « Dans l’acte I, Jaufré Rudel, prince de Blaye, s’est lassé de la vie de plaisirs des jeunes gens de son rang. Il aspire à un amour différent, lointain, qu’il est résigné à ne jamais voir satisfait. Ses anciens […]

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Souviens-toi d’oublier, extrait#6

pour mon amie Jo qui aime tant mes marines Celia est installée dans un siège confortable au soleil, sur la terrasse, absorbée par la lecture du journal local. Ester s’approche d’elle et lit par-dessus son épaule. « le corps d’une femme encore non identifiée, découvert au pied des falaises, suicide ou accident ? » — Étrange cette […]

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A paraitre

En attendant la sortie très prochaine du Tome 2 de Elderic et le livre des mondes (Legs Editions, jeunesse) et celle annoncée au printemps dernier mais décalée au printemps prochain de Des pas sur la neige (Editions Vents d’ailleurs, Collection Vents noirs), un petit paysage d’attente et de silence, bordé de patience encore oui encore… […]

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…la lumière et l’ambre, à gauche après le saule…

…la lumière et l’ambre, à gauche après le saule. Comme la première fois que je m’étais retrouvé à la croisée des chemins, les lieux étaient fortement éclairés. Une lumière plus intense et plus chaude, proche de la couleur ambre coulait le long des arbres qui bordaient un des quatre chemins. Au bout de quelques minutes […]

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Lavis, Carnets n°70

« Mais tu pourrais être mon ennemi, Il faut que je le sache. » « Oh non, ma chère, laisse donc tout cela ; Qu’importe, si la flamme brûle En toi, en moi ? » … « Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la turbulences des flammes, Si nous […]

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Les eaux du lac

Les eaux du lac sous le ciel gris s’irisaient comme un satin mauve et bleu diapré de turquoise et de vert Qu’était cette lumière ? un jour nouveau qu’un désir fugace avait réveillé un lointain échappé une promesse… Quelques mots… pour accompagner un dessin réalisé à partir d’une de mes photos d’hier, l’original est sans […]

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choeur de bois vivant

« Quelque chose dans le parfum de l’air ordonne à cette femme : Ferme les yeux et pense au saule. Les pleurs que tu verras seront inexacts. Imagine une épine d’acacia. Rien dans ta pensée ne sera assez pointu. Qu’est-ce qui flotte au-dessus de ta tête à cet instant – maintenant? Des arbres encore plus loin se […]

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Forêt des songes

« Mais tu sais je suis pauvre, et mes rêves sont mes seuls biensSous tes pas, j’ai déroulé mes rêvesMarche doucement ; parce que tu marches sur mes rêves. »…« He Wishes For The Cloths Of Heaven »William Butler Yeats Acrylique 50×42

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Encre… du bleu

Parfois -le plus souvent le soir – la lumière rayonne de partout. Alors je cherche à la voir, sans rien fixer. Je peux garder dans mon regard les grandes masses colorées qui émanent du paysage, du ciel, d’un mur, mais sans encore trouver leur harmonie. Tout à coup la lumière apparaît, comme un accord très […]

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Boréales

« Maintenant, il ferait bon dormir jusqu’à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d’ange virevoltent doucement, où il n’y a rien que la félicité de celui qui vit dans l’ignorance de soi.» La tristesse des anges, Jon Kalman Steffanson, Gallimard, 2013 Aquarelle, 32×42, Boréales

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Le chemin en transparence

« La douceur mauve et grise, la douceur bleutée, pierre à peine éteinte, vive encore et chaude, présence têtue dans le calme. Rondeur des terres qui s’étirent sans fin et se gonflent, où passent des ombres, où éclatent quelques soleils brefs. » (« Le chemin en transparence »p 150) […] « Paysage levé avec la pie qui se balance au […]

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…souvent les arbres tremblent…

Je vous écris du bout du monde. Il faut que vous le sachiez. Souvent les arbres tremblent. On recueille les feuilles. Elles ont un nombre fou de nervures. Mais à quoi bon ? Plus rien entre elles et l’arbre, et nous nous dispersons gênées.Est-ce que la vie sur terre ne pourrait pas se poursuivre sans […]

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