Giono

« Le voyageur immobile : où je vais personne ne va, personne n’est jamais allé, personne n’ira. J’y vais seul, le pays est vierge et il s’efface derrière mes pas. Voyage pur. Ne rencontrer les traces de personne. Le pays où les déserts sont vraiment déserts Jean Giono *** Ainsi, pendant toute ma jeunesse, j’ai... Lire la Suite →

Voir la nuit

"Elle n'a jamais vu la nuit", se dit Antonio. - Où est la route ? dit Matelot. - On suit le fleuve. "Elle n'a jamais vu", se dit Antonio. Sur la terre, tout était effacé, des collines, des bosquets et des ondulations des champs. C'était seulement plat et noir et au-dessus des arbres éteints le... Lire la Suite →

l’arbre a surgi

J'ai commencé à peindre, il y a 5 ans, essentiellement, à l'encre. Tout naturellement, j'ai peint, pour les avoir regardés si souvent, ces arbres que j'aime tant. Mes tout premiers dessins, pourtant, étaient des traces, des bulles, des paysages désertiques qui semblaient émerger sans que je ne les convoque, d'un lointain souvenir. Ces paysages rappelaient... Lire la Suite →

« Bleu en majesté »

"Je n'aime que les livres dont les pages sont imbibées de bleu - de ce bleu qui a fait l'épreuve de la mort. Si mes phrases sourient c'est parce quelles sortent du noir. J'ai passé ma vie à lutter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me coûte une fortune. Le bleu du ciel c'est comme... Lire la Suite →

glaciers

Les glaciers fondaient. Ils n'avaient plus que de petites langues amincies dans les cannelures des roches ; la montagne couverte de cascades grondait comme un tambour. Il n'y avait plus de petits ruisseaux mais des torrents musclés aux reins terribles et qui portaient des glaçons et des rochers, bondissaient, luisants et tout fumants d' écume... Lire la Suite →

Le chant du bleu

« On dit que je suis un écrivain très estimé mais que – si j’ai bien compris – personne ne lit ». Pour qui, par hasard, n’aurait jamais lu Kertész, il serait totalement déconseillé de l’inviter à se saisir de ce dernier opus que l’auteur lui-même, sentant ses forces l’abandonner, déprécie sans cesse (en dépit du... Lire la Suite →

Falaises

Vous connaissez tous cette intraitable mélancolie qui s’empare de nous au souvenir des temps heureux. Ils se sont enfuis sans retour ; quelque chose de plus impitoyable que l’espace nous tient éloignés d’eux. Et les images de la vie, en ce lointain reflet qu’elles nous laissent, se font plus attirantes encore. Nous pensons à elles... Lire la Suite →

deux séries

Au début de leur rencontre, Mara avait appris de ses quatre premières années ce que Samuel lui réinventait, à chaque instant, par sa présence aimante, par son accent et les mots de leur langue qu'elle avait oubliée. Cette langue demeurait une énigme qu'elle ne parvenait pas à se réapproprier. Elle n'en retenait que la difficile... Lire la Suite →

Les gouffres

« Créer c'est faire avec le deuil, savoir qu'il y a des choses irréparables dans l'existence... " Delphine Horvilleur Acrylique et encre Deux séries, Les gouffres : le paradis et l'enfer, l'autre et le même

Le Bonjour et l’adieu

Il y a une parole confiée au silence que l'ombre nous transmet. Une parole d'effacement qui est parole de tendresse. Peut-être pourrions-nous aussi parler de bonté . Lavis d'ombre sans que soit raturée cette lumineuse coulée qui la contient.Mais le plus proche de notre dénuement. Je crois à cette parole d'ombre. Elle n'est pas jeu... Lire la Suite →

Au fond

« Ne lis plus – regarde !/Ne regarde plus – va !/ Nulle part on ne s'inquiète de toi.» Paul Celan « …et encore fallait-il tout ce plain-chant des neiges pour nous ravir la trace de nos pas … » Neiges- St John PerseAcrylique, encre, sable et pierres, 35x45

Faire face

L'ordre humain ressemble au cosmos en ceci que, de temps en temps, pour renaître à neuf, il lui faut plonger dans la flamme"Ernst Junger Acrylique et encre, 35x45. Faire face

l’inachevée

Selon elle, une œuvre n'était jamais tout à fait finie, seulement abandonnée. Il est toujours possible de la retoucher. Mara cherchait tout simplement le moment où le tableau saurait se défendre tout seul. D'un point de vue artistique, c'était une notion qui lui plaisait, cette idée d'inachèvement, de fluidité, cet horizon sans fin. La femme... Lire la Suite →

« Voici ma source »

Je gravissais un sentier de montagne en me disant : à user de son intelligence, on ne risque guère d'arrondir les angles. A naviguer sur les eaux de la sensibilité, on s'expose à se laisser emporter. A imposer sa volonté, on finit par se sentir à l'étroit. Bref, il n'est pas commode de vivre sur... Lire la Suite →

Le voyage

« cette brume insensée où s’agitent des ombres, comment pourrais-je l’éclaircir ? »Épitaphe de "W ou le souvenir d'enfance de Perec, empruntée à Queneau M' a fait penser aussi à : l'image du passeur et l’apparition des deux vieux drapés de noir qui semblaient surgis du brouillard et qui, se plaçant de chaque côté de... Lire la Suite →

Que dit le sage ?

J'ai longtemps habité sous de vastes portiquesQue les soleils marins teignaient de mille feux,Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.... Baudelaire, La vie antérieure Acrylique et encre sur toile. 40x40

Envol

"Au plus fort de l’orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C’est l’oiseau inconnu, il chante avant de s’envoler". ---- René Char, Rougeur des matinaux (Les Matinaux, 1950) Acrylique et encre sur toile, 30x20, Promesses

Le jugement

N'attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours....On voit parfois plus clair dans celui qui ment que dans celui qui dit vrai. La vérité, comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule, qui met chaque objet en valeur....Bien entendu, le véritable amour est exceptionnel, deux ou trois par... Lire la Suite →

4 en 1

Il y a des êtres mystérieux qui nagent lentement à la brasse au-dessus des montagnes. Ils vont au plus près de l'étoile. ...À l'autre bout du monde la mer est d'or.À l'autre bout du monde, à minuit, le fond du ciel est noir comme de l'encre.Il faut le répéter : le fond du ciel est... Lire la Suite →

une éternité

Le chagrin est une hirondelle, dit-il. Un jour vous vous réveillez et vous vous dites, ça y est il s’est envolé, mais il n’a fait qu’émigrer dans un autre endroit, il se réchauffe les plumes. Tôt ou tard il revient se percher de nouveau dans votre cœur. 10 minutes et 38 secondes dans ce monde... Lire la Suite →

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