Grande mer

Le soir venu, sous le ciel qui verdit et recule, la mer, si calme pourtant, s’apaise encore. De courtes vagues soufflent une buée d’écume sur la grève tiède. Les oiseaux de mer ont disparu. Il ne reste qu’un espace, offert au voyage immobile.

Certaines nuits dont la douceur se prolonge, oui cela aide à mourir de savoir qu’elles reviendront après nous sur la terre et la mer. Grande mer, toujours labourée, toujours vierge, ma religion de nuit.

J’ai toujours eu l’impression de vivre en haute mer, menacé, au cœur d’un bonheur royal.
La mer au plus près, A. Camus

Acrylique et encre sur toile 30×80

Publié par

"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

3 commentaires sur « Grande mer »

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