Carte postale « Mon corps est une île » (extrait)

Mais quelle jolie surprise, merci Marilyse !☺️❤️
Écrire et peindre l’eau, l’océan et séant l’île ou ce qu’on en retient, merci à mon amie Marilyse pour sa réactivité sur ce tableau

et à mes amis Jo et Philo, pour cette référence :

Mon amie Jo cet après midi m’a dit : écoute ça, n’achète pas le livre je te l’offre. Écoute, tu vas être surprise, les mots de la philosophe font écho à ton livre « Mon corps est une île » publié il y a deux ans. ❤️☀️

 » Tout être humain est une île »
Heureuse de cet écho, de cette proximité entre désir de se séparer de son ego et de s’appartenir :
« L’insularité, c’est selon moi l’idée qu’il faut d’abord s’appartenir pour être ouvert aux autres »,  » c’est cette insularité fondamentale » ( elle est Corse, je suis Sicilienne/Sarde)
Elle dit encore (et je partage ce sentiment) :
« Nager est une épreuve d’humilité, c’est s’abandonner à plus grand que soi »
 » Dans la mer, les limites de mon corps s’effacent. Je suis la mer »
Et les mêmes références littéraires, Noces, Camus mon livre de chevet ❤️☺️

A ceux qui savent mes kilomètres quotidiens 😉
Écoutez la philosophe Laurence Devillairs, ici :

« La mer lave-t-elle de tous les maux ? Avec la philosophe Laurence Devillairs  » sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sous-le-soleil-de-platon/sous-le-soleil-de-platon-du-jeudi-28-juillet-2022-1636496 via France Inter

Et un extrait de mon essai ici :
« La mer est ton héritage séculaire, elle te contient et t’enveloppe. Tu es elle. Elle est toi. Tu dis : Mon corps est une île. Tu es ce bout de caillou qui accepte toutes ses caresses comme toutes ses gifles. Tu te déplaces en son sein. L’élément est sauvage, sans tendresse mais délicieusement voluptueux, tu cherches ton équilibre à son contact. Dans sa solitude, tu retrouves ta complétude. Sa mythologie est la carte de tes émotions, contenues, contrôlées. Sa violence t’est familière, tu ne la crains pas, tu pourrais t’y noyer. L’homme de la mer ne prend pas la mer, il se laisse prendre, en esthète, il est homme averti et prudent. Toi, tu la provoques, la harangues, la défies. Tu respires ses embruns, t’en emplis les poumons à les faire claquer, tu écoutes le ressac et le vrombissement des flots, les grincements des brisants, les reflux des galets qui claquent et s’entrechoquent. Tu es chacun de ses dispersements.
Nager et écrire, même ressource, même consentement à te diluer, t’effacer, te dissoudre ; l’eau est ce lieu où tu te révèles, ce lieu que tu as cherché toute ta vie.
Il te faut de l’espace pour t’épanouir, ton corps n’existe que dans cette unicité que tu formes au milieu de l’immensité fluide et impalpable. Comme l’arbre qui se découpe dans la lumière, comme la flamme de l’allumette qui se consume au milieu de la nuit, comme ce détail au bas d’un tableau de maître, un pied, un petit chien, les œufs cassés de Greuze (renvoyant à la virginité perdue), ou fragile, vulnérable voire inutile, une larme, la perle à l’oreille de la jeune fille, clin d’oeil surprenant parfois, désir profond de l’artiste. A la recherche d’un rythme oublié, différent de celui qu’on t’a toujours imposé, un rythme secret qu’une solitude impérieuse comme l’est celle de l’artiste, ou du mystique, pour descendre dans les méandres de l’être. »

Acrylique sur toile 30×100

Détail
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"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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