une mystique irresolue

Alors que justement en pleine écriture d’un roman où se mêlent, derrière les passions humaines, les désastres individuels et collectifs, l’histoire personnelle et plurielle, la mémoire des hommes et la filiation, des mystères et des mystiques irrésolus, des anges à la Wim Wenders (non pas rédempteurs, non plus messagers à la figure d’Hermès), mais anges inspirés (Rilke ou Christian Gabriel/le Guez Ricord pour l’influence plus encore (merci du peu)), et des personnages fragiles, marginaux, sauvages, dépressifs ou simplement en quête de vérité, d’amour et de beauté, (mes lectures d’Artaud, Nerval entre autres âmes sensibles)

alors que l’écrivant, c’est à dire depuis une bonne douzaine de mois, j’ai perdu tant d’amis, trahisons, désertions, disparitions en ces temps déjà difficiles, je chemine dans l’écriture de ce texte mystérieux encore pour moi et dont je ne vois pas le bout (non pas la fin, je la connais déjà, mais bien le sens concret, si tant est qu’il faille en chercher un),

je retombe par hasard sur cet article (sur un site qui m’avait finalement fait une place comme rédactrice)…

Ecrire a toujours été un mystère, j’ai écrit plusieurs romans, proposé certains qui n’ont pas été compris, écrit aussi de la poésie, beaucoup (trop ? ) délaissé la poésie plusieurs fois, ou bien c’est elle aussi qui m’a abandonnée…

Abandonner, être abandonné.e ou s’abandonner… Toute forme d’abandon induit une acceptation, celle d’une involution, d’un retrait, d’un silence consenti, et finalement d’un mouvement de l’être vers plus grand que soi, ou tout bonnement de notre finitude.

Et puis la peinture… Elle s’est révélée un objet d’étude (je ne peux pas m’empêcher de faire de tout, choses et êtres, des objets d’étude) après avoir été une force et une impulsion de tout mon être pour me sortir des douleurs de l’accouchement par le verbe.

Je n’ai pas l’habitude de me livrer mais depuis qu’une de mes amies m’a crue « perdue » (pour elle, pour moi, pour la société ?), peut-être même en train de devenir folle, à cause de cette mystique en moi qui prend de plus en plus de place loin pourtant du religieux ou encore de tout discours ésotérique à la « new âge », je me dis que cet article est plus que jamais d’actualité (malgré ses poèmes que je trouve maintenant gentiment simplistes, oui dix ans c’est beaucoup en écriture),

la peinture ayant su donner à cette définition de ma poésie (ou de ma mystique) des couleurs inattendues, des « assomptions », des merveilles, je veux croire qu’enfin un chemin s’ouvre,

mais croire n’est-ce pas, encore une fois, s’illusionner un peu. Bon, l’avantage d’être débarrassée de tout complexe de perfectionnisme c’est de s’illusionner beaucoup.

Une mystique irrésolue (cliquer sur le lien pour accéder à l’article)

Publié par

"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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