Si loin

Je te vois mal, si loin de moi…
[…]
Où es-tu en ce moment ? Ce moment qui n’est pas d’aujourd’hui mais quelque part dans le temps sans horloge ; cet inconnu disponible qui t’ouvre la marche sans que tu le saches ; ce moment où tu te sentiras perdue et solitaire et pourtant liée au monde. Car la solitude n’est pas absolue. Il suffit, non de mémoire mais d’attache. Le plus petit nuage entrevu dans le ciel aveugle, au saut de la route, peut être cette attache. Il faut t’ouvrir à ce mouvement d’espace, à la morale du paysage ; il te faut gagner le sol. Alors la solitude te rendra un monde.

[…]
Arrêtons-nous aujourd’hui sur cette image du peintre devant sa toile. Sa confidente qui lui échappe un jour pour courir sa chance. Laissons le peintre à d’autres esquisses, laissons-le prendre le vent. « J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature, bien plus que de la copier ». Ainsi parle Georges Braque
P.A Jourdan, Le Bonjour et l’Adieu, Lettres à Fabienne, Mercure de France

Acrylique sur toile 45×61, Si loin

Acrylique sur toile 45×61, Si loin

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"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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