au fond des forêts sombres

Quand la brume descend sur le soir l’ombre s’allonge…
Ailleurs il pleut comme dans nos cœurs.

Ceci est un cri une douce transe
au-dessus des collines transfigurées en pardon
comme lissées de la main,
dans la pudeur d’un corps opprimé.
Par endroits, l’ossature étrange (onde blanche),
la voix bleuie d’un ange exterminateur.
Au bourgeonnement des cimes
le jour enfle,
l’argile s’épure d’une courbe de marbre
les fontaines longtemps taries enflent de nouveau,
se soulèvent.
Du jardin profond, l’eau fébrile descend.
C’est le couronnement des fées, au fond des forêts sombres,
La langue âpre s’accomplit en allégresse
au milieu des hymnes confondus.

Premier poème de Haut coeur de pierre, à paraître à l’automne, aux éditions Unicité

Acrylique A4

All-focus

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"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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