Il y a quelque chose

Il y a quelque chose. Je ne peux pas le comprendre. C’est peut-être dans cette paisible incompréhension que peintres et poètes errent.
Comme je ne peux pas rester longtemps dans cete tranquille inconnaissance, je deviens peintre, d’autres deviennent poètes.
J’ouvre les yeux. Au monde, qui s’organise, qui devient l’arbre que je dessine et qui absorbe la vie invisible, incompréhensible.
Il faut du temps pour sentir que ce monde absorbé va lentement m’habiter : voiler mon regard, se retrouver dans l’incertitude de mon pinceau, dans mes doutes, dans mon manque d’air.
Le temps devrait s’arrêter pour donner la place aux pinceaux et au regard perdu.
Alexandre Hollan, Je suis ce que je vois, notes sur la peinture et le dessin, 1975-2015, Ed Erès

Lavis, format 32×45

 

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"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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