Braises du soir

Derrière la noire forêt
je brûle ce feu de mon âme
dans lequel vacille le souffle des villes
et le merle de l’angoisse.
A mains nues j’abats ces flammes,
qui montent au cerveau de l’air
et qui tremblent en mon nom.
Nuage, mon coeur voyage
au-dessus des toits
près des fleuves
jusqu’à ce que, pluie tardive, je revienne
au fond de l’automne.
Thomas Bernhard, Sur la terre comme en enfer, traduit de l’allemand par Susanne Hommel, Editions La Différence/Orphée

 

38632904_10155384004197721_9063670713109446656_o

Publié par

"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s