« les lèvres humides de la nuit »

Encres sépia et gris

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Depuis tant d’années je lave mon regard
dans une fenêtre où ciel et mer
depuis toujours sont sans s’interrompre
où leurs vies sont un, sont innombrables
sont une fois encore dans mon âme
un champ magnétique d’épousailles
une goutte de lumière-oiseau

Depuis tant d’années je demande

à la première couleur si fraîche

sur les lèvres humides de la nuit

d’être la peau et d’être la pierre

où mes doigts rencontrent le secret,

ce savoir qu’ils sont et celui qui est

des tonnes infinies de lumière.

Du plus pâle au tranchant du plus sombre

sans s’interrompre entre sang et pensée

entre feuille pinceau étendue

corps de liquide musique à jamais –

 

Ce poème de Lorand Gaspar est dédié à Arpad Szénes (peintre hongrois de l’abstrait) in Patmos et autres poèmes (Sidi-Bou-Saïd)

 

Publié par

"J'ai mis tous mes efforts à former ma vie -voilà mon métier et mon ouvrage" Montaigne

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